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La BCEAO fait le point de la mise en œuvre du BIC dans la zone UEMOA

La semaine dernière, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) en partenariat avec la SFI (Société Financière Internationale), a procédé au partage des données sur le crédit dans l’UEMOA. Occasion, également pour l’institution, de faire le point de la mise en œuvre du BIC (Bureau d’Information sur le Crédit) dans l’amélioration de l’inclusion financière régionale, et les défis à relever, pour une meilleure amélioration.

En 2013, pour améliorer l’inclusion financière dans l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), la BCEAO a mis en place, le BIC (Bureau d’Information sur le Crédit) qui est un dispositif supposé améliorer l’accès des populations aux services financiers. Il s’agit d’un dispositif, permettant également à l’institution, de faire face aux besoins de plus en plus importants en financement des entreprises, des ménages et des administrations publiques, en réduisant l’asymétrie de l’information entre prêteurs et emprunteurs. Selon les acteurs, les nouvelles réformes engagées par la BCEAO, dont la mise en œuvre du BIC, ont permis d’améliorer ces dernières années, l’inclusion financière dans l’espace UEMOA. Ainsi, avec les nouvelles réformes, le taux de bancarisation de la  population âgée de 15 ans et plus, est passé de 7,8% en 2007 à 15% en 2015. Le taux de bancarisation dans son ensemble, y compris les SFD (systèmes financiers décentralisés), est passé de 16,6% en 2007 à 34,5% en 2015. Mais reste légèrement en dessous, de la moyenne dans les régions en développement, estimé à 53%, et 62% à l’échelle mondiale. Quant au taux d’accès aux services financiers, incluant la téléphonie mobile, il se situe à 62%. Des avancées certes, mais des défis à relever, pour voire les pays de l’espace UEMOA, atteindre à l’horizon 2020, un taux d’inclusion financière de l’ordre de 75%.

De la nécessité de rendre performant le BIC

Pour les acteurs, si le rapport « Doing Business 2013 », relatif au climat des affaires, classait les pays de l’Union entre 151ème et 179ème rang sur 185 pays, «cela provient de l’absence de bureaux d’information sur le crédit, puisque parmi les critères  utilisés pour classer les pays, figurent le critère relatif à l’étendue de l’information sur le crédit». Ainsi, « au moment où les pays de l’espace UEMOA, obtenaient une note de 1 sur une échelle de 6,  des pays tels que le Ghana et le Rwanda affichaient des notes respectives de 5 et 6 en terme d’étendue de l’information sur le crédit». Pour Kossi Ténou, Directeur Général de la BCEAO-Togo, le BIC initié par la Banque centrale en 2013, permet de collecter auprès des opérateurs économiques, qui font des demandes de crédits, des informations de nature à connaitre la solvabilité de leur historique de crédit, de manière à mieux les accompagner. « Le mécanisme permet au client une meilleure prise en compte de sa réputation, de bénéficier d’une meilleure accessibilité de crédit, et d’améliorer les relations entre les institutions financières et les autres adhérents au système de partage d’informations sur le crédit ». Il constitue pour les institutions financières, un outil d’analyse et d’évaluation des risques, tandis que pour les économies nationales, il contribue à l’amélioration du financement des agents économiques, du fait des avantages pour l’emprunteur et le prêteur. D’où la nécessité de poursuivre, au niveau des acteurs du système de partage d’informations sur le crédit, des actions de sensibilisation et de formation, pour une meilleure amélioration du dispositif et partant, de l’inclusion financière, pour éradiquer dans l’espace la pauvreté et le chômage des jeunes.

Cogetra
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