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Transparence dans la gestion des industries extractives : L’ITIE international en mission d’évaluation au Togo.

Une délégation du Secrétariat international de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives), est en visite de travail depuis jeudi à Lomé. Objectif, évaluer les pratiques dans la gestion des industries extractives togolaises, par rapport aux exigences de l’institution, et auxquelles le Togo a souscrites.

Le Togo, un pays potentiellement riche, pour ses ressources minières, mais dont la contribution au développement du pays, reste encore faible. Pour cause, la gouvernance dans le secteur minier, gazier et pétrolier du pays, encore pointée du doigt par les citoyens et la société civile. Principalement visées, l’absence de transparence dans la gestion de ce secteur, ô combien stratégique, et sa faible contribution au budget de l’Etat. Une situation qui emmène les populations, à douter même de l’efficacité de la contribution de l’ITIE, à la transparence et à l’amélioration de la gouvernance dans les industries extractives, dans le pays. Un contexte donc de défiance dans lequel arrive aujourd’hui cette mission du Secrétariat international de l’ITIE est au Togo, pour évaluer, non seulement les efforts du pays, dans le respect de la nouvelle norme ITIE 2016, mais également, promouvoir, la bonne gouvernance dans les secteurs minier, gazier et pétrolier. Pour Gisela Gramado, Chef département de l’ITIE Afrique de l’Ouest, pendant cinq jours, il sera question de travailler avec le groupe ITIE-Togo, les représentants du gouvernement, de la société civile, et les représentants des entreprises, pour collecter les informations et les rendre transparentes et accessibles. Une occasion aussi, pour recueillir les avis des uns et des autres, sur le Rapport 2014.

La question de la contribution des industries minières

En 2010, sur dix-sept entreprises extractives répertoriées, le gouvernement togolais indiquait n’avoir perçu, au titre de droits, redevances et taxes diverses, qu’environ 30 milliards FCFA.

En 2012, l’on notait une contribution de secteur à hauteur de 4% au PIB, en 2013, 3,76%, avec une recette de 22,324 milliards FCFA, tandis qu’en 2014, la recette s’est tombée à 17,283 milliards FCFA.

De bien maigres contributions, lorsque sur les mêmes années, les productions annuelles, rien que pour le phosphate et le clinker, dépassaient le million de tonnes. Mieux, des rapports indiquent l’opacité des comptes concernant le secteur minier, sans compter l’exploitation clandestine de certaines ressources minières, comme l’or ou le diamant. D’où la nécessité, d’un meilleur contrôle du secteur, pour une contribution au développement plus efficace.

Cogetra
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