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Secteur Industriel: Accroître la contribution du secteur au développement du pays

En dépit des réformes engagées dans le secteur industriel togolais, pour accroitre sa contribution au développement du pays, les résultats se font encore attendre, avec une part estimée aujourd’hui à 19,7% au PIB (Produit Intérieur Brut), dont 5,5% pour l’industrie manufacturière. Une contribution qui pourrait être améliorée, « à condition que les mesures adéquates soient prises, pour accroitre la compétitivité du secteur à l’échelle nationale, régionale, et internationale », selon la Banque Africaine de Développement.

Au Togo, le secteur industriel, malgré ses potentiels, la disponibilité de matières premières, et une main d’œuvre qualifiée et bon marché, est encore faiblement représenté dans l’économie. Il emploie environ 21.000 personnes, dont 12.000 dans l’industrie manufacturière.

Avec une contribution d’environ 19,7% au PIB, dont 5,5% pour l’industrie manufacturière, le secteur reste loin derrière l’agriculture, qui contribue à 40% du PIB, et emploie près de 60% de la population.

Une contribution bien moindre, qui s’explique par la baisse des indices de certaines branches industrielles, telles que la production et la distribution de produits gaziers et pétroliers, passé de 173 en 2014, à 94 en 2015.

Autres difficultés, la contribution des industries extractives, également en régression, au niveau de la production. Une situation renforcée par l’absence de plans stratégiques, dans les filières industrielles togolaises.

Au niveau macroéconomique, les difficultés se caractérisent par un environnement économique peu incitatif, caractérisé selon les enquêtes 2013 du Ministère de l’Economie et des Finances (menées avec l’appui du PNUD), par l’étroitesse du marché local, la qualité limitée des services administratifs, l’insuffisance des infrastructures de base, et surtout la faiblesse des investissements dans les PMI-PME.

L’on note également, la faible qualité et les coûts élevés des facteurs de production, ainsi que ceux du transport, et de la télécommunication. Conséquence, une production locale limitée, moins diversifiée, et souvent peu compétitive sur les marchés.

Le tout, renforcé par une dépendance énergétique du pays, estimée à près de 70%, des pays voisins, conséquence des délestages, souvent trop répétitifs, qui influent sur la productivité des entreprises.

Des mesures pour booster le secteur.

En effet, pour booster le secteur, en 2014, il est entré en vigueur, le Code des Investissements, qui prévoit de nouveaux dispositifs, pour promouvoir de façon plus spécifique, le développement industriel, et créer plus d’emplois, à travers la promotion de l’entreprenariat.

Un dispositif, qui comprend une série d’exonérations douanières et fiscales, pour les investissements supérieurs à 50 millions FCFA, avec la majorité des emplois permanents, qui devrait être réservée aux nationaux.

Egalement élaboré, un programme-pays, 2014-2016, reconduit pour la période 2016-2018, pour la promotion de l’agrobusiness et l’agro-industrie, avec la mise en place d’un fonds des jeunes, pour la promotion de l’entreprenariat.

Autres mesures prises, avec l’appui des partenaires au développement, la mise en œuvre d’un programme devant accroitre la compétitivité des filières industrielles, et la mise à niveau des industries déjà existantes, pour accroître l’accompagnement du secteur au développement économique du pays.

Mais, en dépit des dispositions prises, les défis à relever pour une véritable émergence du secteur industriel togolais, restent encore de taille.

Cogetra
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