National

Togo : Gouvernance économique 5ème revue de la Facilité élargie de crédit du FMI

A l’occasion de la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) au Togo, dans le cadre de la 5ème revue de la Facilité élargie de crédit (FEC), sanctionnée ce mardi par une conférence de presse, coanimée par Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances du Togo, et Ivohasina Fizara Razafimahefa, chef de la mission du FMI au Togo, l’économie togolaise serait en bonne voie, pour son redressement.

Occasion aussi de souligner la satisfaction de la délégation du Fonds, quant aux performances du Togo, pour cette 5ème revue. « Si les politiques actuelles sont maintenues au second semestre de 2019, le Togo respectera pour la troisième année consécutive le critère de convergence relatif au déficit budgétaire de 3% du PIB fixé par l’Uemoa. »

Concernant la dette publique, si actuellement elle se situe en dessous de la barre des 70% du PIB, selon les données officielles, elle est néanmoins projetée à 73% pour cette année 2019 (en incluant les dettes des sociétés d’Etat, sans lesquelles la dette est prévue à 70,9%).

Du reste, l’institution de Bretton Woods prévoit un taux de croissance de 5,3% en 2019, et de 5,5% à 2020 (contre des projections légèrement plus optimistes, côté Togolais, à 5,6%). Les deux parties sont somme toute unanimes sur un point: le regain des activités, entamé en 2018, se poursuit également cette année.

La prochaine échéance, dans le cadre de la revue de la FEC, est fixée au début du mois de décembre 2019.

Arrivée à Lomé le 28 août dernier, la délégation du FMI avec à sa tête, Ivohasina Fizara Razafimahef, a eu à conduire durant deux semaines l’évaluation de la mise en œuvre des réformes convenues avec les autorités togolaises. Un examen de l’économie togolaise qui servira à la 5e revue du programme triennal de 224,8 millions $, appuyé par une Facilité élargie de crédit (FEC).

Après les quatre premières revues qui se sont soldées chacune par un décaissement, le FMI pourrait, à nouveau, sortir le chéquier, à la suite de cette nouvelle évaluation, sous condition de résultats satisfaisants dans la mise en œuvre des réformes.

Pressé par une dette publique qui atteignait les 80 %, le Togo avait opté, à la mi-2017, pour la pilule amère des réformes, sous le contrôle du Fonds monétaire international. Objectif: «réduire le déficit budgétaire global afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure ». Il s’agissait aussi de «réorienter l’action des pouvoirs publics vers une croissance inclusive grâce à des dépenses sociales ciblées et à des dépenses d’infrastructures financées de manière soutenable».

Si l’implémentation de la majorité des réformes a été jusque-là satisfaisante selon le Fonds, les difficultés financières des deux banques publiques (UTB et BTCI) dont le projet de privatisation a été annoncé, continue de traîner, avait constaté l’institution de Bretton Woods lors de sa précédente revue.

Depuis le début du programme, le Togo, grâce à la bonne tenue des réformes, a bénéficié de la totalité des décaissements prévisionnels du Fonds, soit un total de 174,94 millions $.

Cogetra
Source
Togo First
Afficher plus

Articles similaires

Fermer