NationalPolitique

Gestion publique auTogo, ce cher ami DSK toujours si embarrassant

 

Son dernier séjour au Togo remonte au 21 mai dernier. Mais suffisant pour que de nouveau, enfle la polémique, autour de cette personnalité, devenue aujourd’hui personnage «peu fréquentable» (?), suscitant méfiance et hostilité, partout où il passe. Et pourtant, ce côté sombre de ce roi déchu en 2012, par une affaire d’agression sexuelle, ne doit pas faire oublier, son expertise en matière de finance.  Mais Dominique Strauss Kahn, ou encore DSK, au Togo comme ailleurs, est condamné depuis, au sort réservé, à ceux passés de la lumière à l’ombre.

Le Roi DSK

Ancien cadre du Parti Socialiste français (PS), professeur d’université, il sera ministre des finances sous Lionel Jospin, alors Premier Ministre français, avant d’aller officier au FMI (Fonds Monétaire International), de 2007 à 2011, comme Directeur Général. Des expériences qui lui vaudront une certaine expertise, et un carnet d’adresses bien fourni. Bon viveur, l’homme est sûr de lui, et aime séduire son auditoire, avec son bagout, et une audace sans pareille. S’il a la réussite facile, il a aussi l’échec qui lui colle à la peau. Et le FMI qui devait être l’aboutissement d’une carrière réussie, sera aussi sa chute, parce que à un moment, se croyant tout-puissant et tout permis.

La déchéance :

Mai 2011, à quelques semaines de la présidentielle française, celui qui jusque là, faisait office de favori, va brutalement connaître un sort infamant. Ce sera la descente aux enfers. Si les circonstances dans lesquelles les faits se sont réellement produits, restent encore troubles, toujours est-il que ce 12 mai 2011, l’ancien Patron du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss Kahn, alors encore officiant à New York, sera arrêté et inculpé pour Öagression sexuelle et viol, des faits suffisamment graves aux Etats-Unis, pour lui valoir un séjour en prison. La plaignante, Nafissatou Diallo, une américaine d’origine guinéenne, alors femme de chambre de son Etat, employée dans un grand hôtel de New York, où DSK séjournait, va accuser ce dernier, d’agression sexuelle. Arrêté et traité comme un vulgaire criminel, dans un feuilleton qui va déchainer des passions pendant plusieurs semaines, DSK ne s’en relèvera plus. Même relaxé et remis en circulation, cet homme, par le passé si convoité, est aujourd’hui condamné à rester dans l’ombre.

Des conseils et un carnet d’adresses à vendre :

Mais le roi déchu a encore du talent à vendre, de bons conseils, si ce ne sont des tuyaux à refiler. C’est ainsi que va naître chez lui, l’idée de créer un Cabinet de Conseil. Même si en Europe, il est devenu un paria, sous d’autres cieux plus cléments, en Afrique tout particulièrement, l’homme conserve toujours son aura, même avec une réputation en ruine. De Dakar à Brazzaville, d’Abidjan à Lomé, l’ex-Patron du FMI a encore ses entrées. Bénéficiant partout où il passe, d’un traitement VIP, DSK veut se refaire une santé financière. Son terrain de prédilection, les négociations avec le FMI, les Plans d’ajustement structurel, ou encore les ÖPlan d’émergence économiqueÖ, nouveau mirage pour l’Afrique. Conseiller, conseiller spécial ou Consultant, peu importe, les conseils ou le carnet d’adresses de DSK continuent d’être recherchés, surtout en Afrique subsaharienne. Seul problème, le personnage n’est pas abonné aux bonnes œuvres. Même déchu, DSK a besoin de continuer à entretenir son standing. Aussi, monnaie- t- il chèrement, son carnet d’adresses et ses conseils. De quoi susciter parfois, méfiance et hostilité, dans les entourages des chefs d’Etat africains, qui au fil du temps, ont commencé à émettre des doutes, sur la portée de ses interventions, et surtout sur leur efficacité.

Les casseroles de DSK :

Jusqu’à quand la magie DSK continuera d’opérer ; c’est là toute la question. Connu pour son bagout et sa capacité à captiver son public, l’ex-Patron du FMI, pour ses détracteurs, reste un prestigitateur, un piètre gestionnaire, qui n’aurait pratiquement rien réussi, à son compte. Au contraire. En effet, après sa chute en mai 2011, DSK va monter plusieurs affaires, dans les domaines des finances et placements, parfois seul ou en association, mais qui toutes, se sont terminées sur des banqueroutes. Pire, il laissera sur le carreau, plusieurs clients fortunés, qui aujourd’hui, se sentent floués. D’où plusieurs plaintes à son encontre, déposées ça et là. Deux de ces déroutes, lui collent encore à la peau, avec des poursuites judiciaires. La société de droit luxembourgeois LSK (Leyne Strauss Kahn & Partners), créée en 2013, et DSK Global Investment Fund, créée une année plus tard, et depuis, radiée. Et depuis mars 2016, ce dernier doit faire face à une poursuite judiciaire, pour « escroquerie en bande organisée, abus de confiance, et abus de biens sociaux ». Des fiascos qui lui valent aujourd’hui, le discrédit dans le monde des finances occidental, où il est relégué au rang des loosers. Sauf que sous d’autres cieux, la magie DSK continue d’opérer. Ainsi, en Mauritanie comme en Tunisie, ou encore bien loin, en Russie comme en Ukraine, DSK continue d’apporter son expertise, en conseillant et en intervenant dans des montages financiers. Des échappées qui lui permettent d’oublier quelque peu, ses déboires en Europe.

Cogetra
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer