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Togo : Faire de l’électricité un moteur de développement

Tout le monde est aujourd’hui unanime à le reconnaître, pas d’électricité, pas de développement. Tous les secteurs économiques dépendant de plus en plus fortement de l’énergie électrique. Le bien-être des populations aussi, passant par l’accès au courant électrique. D’où la nécessité, de faire de l’électricité, un des moteurs, sinon le moteur du développement, tant social qu’économique.

Assurer aux populations, la disponibilité et l’accès à moindre coût, à l’énergie électriques, c’est la clé aujourd’hui pour accéder au développement, tant social qu’économique. Une priorité pour le pays, au niveau de ses différents programmes ou projets de développement, qu’ils soient tournés vers les secteurs de production ou vers les populations.

Répondre aux besoins nationaux en électricité

Avec des besoins en croissance exponentielle depuis bientôt deux décennies, le pays a de plus en plus de mal à répondre aux nombreuses sollicitations, à commencer par les ménages. Viennent ensuite les entreprises et autres unités de production, de plus en plus nombreuses à s’installer, et qui ont besoin, d’énergie électrique disponible en quantité et en qualité pour tourner. Des besoins que malheureusement, la production locale, est loin aujourd’hui de satisfaire. Le Togo continuant d’importer les 2/3 de sa consommation, malgré les tentatives d’augmentation des capacités locales.

Dépendance énergétique : un problème de longue date

C’est avec l’ouverture dans les années 1990, de la zone franche industrielle, que les premiers signaux de la faiblesse de la capacité électrique du Togo, se sont faits jour.

Une situation qui va vite empirer, avec la croissance démographique, le renouveau économique, et un regain d’activités dans le secteur industriel, à partir de 2006, grâce à la reprise de la coopération, et à l’admission du Togo, à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très endetté) en 2008.

Le problème du coût de l’électricité

Le Togo est l’un des pays de la sous-région, confrontés depuis des décennies, non seulement à la disponibilité du courant, mais également à la chèreté du courant électrique Des problèmes qui jusque là n’ont pas trouvé solutions, et qui pourraient se révéler de vrais handicaps, à l’accès des populations à l’électricité.

Le renforcement des capacités de la compagnie nationale d’électricité

Face à cette situation, les autorités togolaises, avec l’appui des partenaires au développement, va s’employer à renforcer les capacités de production et de distribution de la CEET (Compagnie Energie Electrique du Togo).

En 2000, la CEET, sous la version Togo Electricité, va bénéficier d’un concours de la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement) pour réhabiliter la centrale de Lomé-siège, devant porter la disponibilité du courant électrique de 30 à 80%.

En 2008, pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur, surtout du Ghana (18,9%), du Nigéria (53,4%), de la Côte d’Ivoire (2%), trois pays qui à eux seuls, fournissent 70% de l’électricité consommée au Togo, le projet Contour-Global Togo sera mis sur les rails : un projet de construction d’une Centrale thermique de 100 MW, pour asseoir une certaine indépendance énergétique.

Un projet d’importance, supposé réduire de façon substantielle, la dépendance énergétique du Togo vis-à-vis de l’extérieur, mais qui malheureusement, ne permettra pas au pays, d’atteindre son objectif, qui est de le sortir de la dépendance énergétique

La solution de l’hydroélectricité

 L’initiative des barrages hydroélectriques, pour assurer au pays une certaine autosuffisance énergétique, a débuté dans les années 1960, avec la construction du barrage hydroélectrique de Kpimé en 1962, sur fonds yougoslaves, mais qui n’aura qu’une portée limitée.

Autre projet, cette fois-ci en commun avec le Bénin, la construction du barrage de Nangbéto, de 65 MW, pour relever sa capacité électrique à 32,5 MW, et pallier ainsi à sa dépendance énergétique. Mais, trop peu pour couvrir les besoins énergétiques, en pleine croissance.

Mettant l’accent sur la mise en valeur du potentiel commun du fleuve Mono, le Togo et le Bénin vont de nouveau s’engager en décembre 2015, dans la construction d’un nouveau barrage, celui d’Adjarala.

Un projet, qui devrait bénéficier à terme, d’un financement chinois, à hauteur de 312 milliards FCFA, et fournir aux deux pays, quelques 147 mégawatts d’énergie électrique.

Seulement, entre temps, la participation du Togo au projet, semble avoir été remise en question, par son coût final jugé trop élevé, et les difficultés financières qui ont commencé à poindre aux Togo.

L’énergie renouvelable, la dernière solution ?

En 2011, c’est au tour de la société Greanleaf Global, d’obtenir l’autorisation pour la production du biodiesel, avec 70% de la production, destinés à l’exportation, et 30% au marché local.

Autre initiative, en septembre 2012, une convention de concession de 22 ans, avait été signée, pour la construction et l’exploitation d’un parc éolien de 25,2 MW, dans la préfecture de Zio, avec la société Delta Wind-Togo SA.

En octobre 2016, la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement) annonçait la mise en place d’un financement de 20,2 milliards FCFA, dont 6 milliards FCFA sur fonds propres, et 14,2 milliards FCFA du FED (Fonds Européen pour le Développement), pour accroitre l’accès du Togo, aux énergies renouvelables.

Autant d’initiatives, mais qui pour l’heure, faute d’avoir pris corps, ne peuvent permettent au Togo, de sortir de sa dépendance énergétique, et de fournir à ses populations, de l’énergie électrique, et à prix accessible.

Cogetra
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