National

Togo : Faciliter et accélérer le raccordement au réseau électrique

Avec sa nouvelle réforme, visant à échelonner le payement des frais de raccordement sur 6 mois, la CEET (Compagnie Energie Electrique du Togo) entend prendre sa part, aux efforts du pays, visant à assurer aux populations, la disponibilité et l’accès à moindre coût aux services électriques.  

Assurer aux populations, la disponibilité et l’accès à moindre coût, aux services électriques, tel est l’objectif de la CEET, en engageant de nouvelles réformes, visant à faciliter le raccordement des populations au réseau d’électricité.

Ainsi, les nouvelles réformes entreprises par la compagnie, au titre de facilitations, devraient permettent dorénavant le payement échelonné des frais de raccordement, par tranches, sur une durée de 6 mois, facilitant ainsi, l’accès et à moindre coût, des populations aux services électriques.

Un pas de plus, vers un mieux-être des populations, aux moyens souvent limités, pour accéder à l’électricité, dont le coût n’est déjà pas à la portée de tous.

Le problème du coût de l’électricité

Le Togo est l’un des pays de la sous-région, confrontés depuis des décennies, non seulement à la disponibilité du courant, mais également à un courant au coût accessible aux populations. Des problèmes jusque là irrésolus, et qui pourraient se révéler des freins à aux efforts d’accès des populations à l’électricité.

Dépendance énergétique : un problème de longue date

En effet, c’est avec l’ouverture dans les années 1990, de la zone franche, que les premiers signaux de la faiblesse de la capacité électrique du Togo, se sont faits jour.

Une situation qui va vite empirer, avec la croissance démographique, le renouveau économique, et un regain d’activités dans le secteur industriel, à partir de 2006, grâce à la reprise de la coopération, et à l’admission du Togo, à l’initiative PPTE en 2008 (Pays Pauvre Très endetté).

Renforcement des capacités de la compagnie nationale d’électricité

Face à cette situation, les autorités togolaises, avec  l’appui des partenaires au développement, vont s’employer à renforcer les capacités de production et de distribution de la CEET (Compagnie Energie Electrique du Togo).

En 2000, la CEET, sous la version Togo Electricité, va bénéficier d’un concours de la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement) pour réhabiliter la centrale de Lomé-siège, devant porter la disponibilité du courant électrique de 30 à 80%.

En 2008, pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur, surtout du Ghana (18,9%), du Nigéria (53,4%), de la Côte d’Ivoire (2%), trois pays qui à eux seuls, fournissent 70% de l’électricité consommée au Togo, le projet Contour-Global Togo sera mis sur les rails : un projet de construction d’une Centrale thermique de 100 MW, pour asseoir une certaine indépendance énergétique.

Un projet d’importance, supposé réduire de façon substantielle, la dépendance énergétique du Togo vis-à-vis de l’extérieur, mais qui malheureusement, ne permettra pas au pays, d’atteindre son objectif, qui est de le sortir de la dépendance énergétique

La solution de l’hydroélectricité

 L’initiative des barrages hydroélectriques, pour assurer au pays une certaine autosuffisance énergétique, a débuté dans les années 1960, avec la construction du barrage hydroélectrique de Kpimé en 1962, sur fonds yougoslaves, mais qui n’aura qu’une portée limitée.

Autre projet, cette fois-ci en commun avec le Bénin, la construction du barrage de Nangbéto, de 65 MW, pour relever sa capacité électrique à 32,5 MW, et pallier ainsi à sa dépendance énergétique. Mais, trop peu pour couvrir les besoins énergétiques, en pleine croissance.

Mettant l’accent sur la mise en valeur du potentiel commun du fleuve Mono, le Togo et le Bénin vont de nouveau s’engager en décembre 2015, dans la construction d’un nouveau barrage, celui d’Adjralala.

Un projet, qui devrait bénéficier à terme, d’un financement chinois, à hauteur de 312 milliards FCFA, et fournir aux deux pays, quelques 147 mégawatts d’énergie électrique.

Seulement, entre temps, la participation du Togo au projet, semble avoir été remise en question, par son coût final jugé trop élevé, et les difficultés financières qui ont commencé à poindre aux Togo.

L’énergie renouvelable, la dernière solution ?

En octobre 2016, la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement) annonçait la mise en place d’un financement de 20,2 milliards FCFA, dont 6 milliards FCFA sur fonds propres, et 14,2 milliards FCFA du FED (Fonds Européen pour le Développement), pour accroitre l’accès du Togo, aux énergies renouvelables.

Autre initiative, en septembre 2012, une convention de concession de 22 ans, avait été signée, pour la construction et l’exploitation d’un parc éolien de 25,2 MW, dans la préfecture de Zio, avec la société Delta Wind-Togo SA.

En 2011, c’est au tour de la société Greanleaf Global, d’obtenir l’autorisation pour la production du biodiesel, avec 70% de la production, destinés à l’exportation, et 30% au marché local.

Autant d’initiatives, mais qui pour l’heure, faute d’avoir pris corps, ne peuvent permettent au Togo, de sortir de sa dépendance énergétique, et de fournir à ses populations, de l’énergie électrique, et à prix accessible.

Cogetra
Afficher plus

Articles similaires

Fermer