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Promotion de la pêche : Un nouveau port de pêche pour développer le secteur.

Le secteur de la pêche se relance, avec l’inauguration ce mercredi par le Chef de l’Etat,  d’un nouveau port de pêche à Gbétchogbé, localité située à 30 km de Lomé. Financé à hauteur de 16,4 milliards FCFA, dont 15 milliards FCFA par le Japon, et 1,4 milliards FCFA par le Togo, l’infrastructure devrait permettre, une meilleure contribution du secteur, au développement économique du pays.

 Le secteur halieutique représente au Togo, 22.000 emplois, dont 15.000 emplois directs, et contribue à 4% au PIB agricole, et 1% au PIB national.

Avec une production annuelle d’environ 25.000 tonnes, dont 1.000 tonnes pour le système lagunaire, et 3.000 tonnes pour la pêche continentale, le secteur ne couvre que le tiers des besoins du pays.

En effet, avec la construction d’un 3ème quai, pour l’extension du Port Autonome de Lomé (PAL), l’espace jusque là réservé à l’activité de pêche, s’est vu réduit, au point de rendre toutes activités sur le site impossibles.

Une situation qui va impacter sur les activités et la vie de nombreuses populations, installées dans la zone pour leurs activités de pêche, et qui du jour au lendemain, se sont vues obligées d’aller s’installer ailleurs, sans aucune infrastructure d’accompagnement, et donc manquant de tout.

C’est le cas de la zone de Gbétchogbé, localité située à 30 km de Lomé, qui accueille aujourd’hui, le nouveau port de pêche, avec pour objectifs, non seulement de relancer  les activités de pêche au Togo, mais aussi de les développer.

Une bonne nouvelle donc pour les pêcheurs, pour qui ce nouveau port, financé à hauteur de 16 milliards FCFA, devrait créer un environnement, où les pêcheurs, les mareyeuses et les transformateurs, pourront travailler en toute sécurité, et dans des conditions d’hygiène.

Il devrait également contribuer, à fournir des produits halieutiques de meilleure qualité aux populations, et contribuer à réduire le taux de malnutrition et de pauvreté.

Pour Ouro Koura-Agadazi, Ancien Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique,  « le nouveau port de pêche comporte en son sein, toutes les infrastructures, notamment, les chambres froides, les quais d’accostage, les quais de débarquement, et les quais de repos,  puis, les zones d’inspections des produits ».

Il devrait permettre, aux pirogues utilisant le port de pêche actuel, de faire du nouveau port, une base moderne pour leur sortie en mer, le débarquement, la capture et l’amarrage.

L’objectif étant, de moderniser le secteur de la pêche, d’accroitre la production, et d’assurer l’autosuffisance en ressources halieutiques ; d’autres investissements, ont été consentis pour la gestion du secteur.

En ce sens, on assiste à la promotion de l’aquaculture d’eaux douces, tout comme la promotion des activités post-captures, qui emploient une importante population de femmes.

On note également, des appuis à la conservation, avec la mise en place d’une plateforme de fumage de poissons, pour la promotion de la pêche maritime, et l’accroissement des taux de fumage amélioré, pour les pêches et les pêcheries d’eaux douces.

Ainsi, pour permettre aux populations, de jouir et de tirer profit des ressources halieutiques, le Togo s’est doté en septembre dernier, d’instruments juridiques, pour lutter contre la pêche illicite et non réglementée, et permettre à ce secteur qui peine, de produire suffisamment de ressources, pour couvrir les besoins des populations.

Dans le même sens, le Togo bénéficie depuis octobre 2017, avec trois autres pays de la CEDEAO (Bénin, Cote d’Ivoire, Ghana), d’un programme d’assistance technique, et d’investissement dans les zones côtières ouest africaines. Ce programme de la Banque Mondiale, devrait également permettre au pays, de tirer les profits des avantages qu’offrent les côtes.

Cogetra
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