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Programme de réparation des victimes : le HCRRUN à Agoé-Nyivé pour une sensibilisation

Après les étapes d’Aného, de Vo, du Moyen Mono, et de la Préfecture du Golfe, une délégation du HCRRUN (Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale) était mardi dernier, dans la préfecture d’Agoè Nyivé. Objectif,  informer et échanger avec les populations, pour une meilleure compréhension, du processus de réconciliation, notamment du Programme de réparation.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de réparation, une délégation du HCRRUN, conduite par sa Présidente, Awa Nana, a échangé mardi dernier, avec les populations des cantons d’Agoe-Nyivé, Sanguéra, Légbassito, Vakpossito, Togblékopé, sur le processus de réconciliation actuellement conduit au Togo. Une rencontre d’échanges et d’informations, qui a vu la participation de la société civile, et des Chefs traditionnels, venus apporter leurs observations et contributions, au processus de réconciliation, enclenché depuis 2006, suite aux troubles sociopolitiques, qu’a connus le Togo, au lendemain de la présidentielle de 2005. Pour les acteurs, dans le cadre de la recherche d’une cohésion sociale et nationale, il est apparu important, d’investiguer sur les différentes violences commises durant aussi la période de 1958 à 2005, pour un programme global de réparation. « C’est pour bien conduire, la phase de réparation, que le HCRRUN s’est engagé depuis quelques semaines, dans une démarche pédagogique, qui consiste à sensibiliser les populations, sur les programmes de réparations et de réconciliation, avant de passer à l’indemnisation des victimes ».

Pour Ekué Komlan, Personne-ressource du HCRRUN, les victimes vont bénéficier, dans l’esprit de la justice transitionnelle, de 5 formes de réparations. La première, dénommée la « restitution », prend en compte, les mesures qui visent à rétablir la victime dans sa situation originale, avant que les violations ne soient commises sur elle. « Il s’agit entre autres, du droit à la nationalité, de biens, de liberté, et autres ». La deuxième, qui est « l’indemnisation », sera une évaluation pécuniaire, symbolique, des dommages psychologique et moral subis. La troisième forme de réparation, qui est « la réadaptation », est une prise en charge psychologique, médicale ou sociale, des victimes en situation de vulnérabilité. Ou encore, un accompagnement judiciaire, pour ceux qui ont l’intention, de porter plainte. La quatrième forme de réparation, selon Ekué Komlan, « c’est tout ce qui se rapporte, à la recherche des disparus, à l’exhumation des personnes enterrées dans des lieux indus, et tout ce qui concerne les mémoriels où symboliques, devant permettre, de se rappeler, de tous ceux qui sont morts injustement ». La dernière forme de réparation, prenant en compte, les garanties de non-répétition. Il s’agit, des mesures qui se rapportent aux réformes institutionnelles, qui devraient dissuader toute répétition, et garantir une véritable réconciliation. A noter, le programme de réparation, est une recommandation de la CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation), préconisé par l’APG (Accord Politique Global), signé en 2006 par les différents acteurs politiques.

Cogetra
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