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Industrie bancaire : bonnes progressions pour le Groupe Ecobank en 2018

Le groupe a en effet terminé l’année 2018 sur un bénéfice net part de 328,6 millions $, en hausse de 44% comparé à celui de l’année 2017 précédente. « Je suis fier du travail accompli par les collaborateurs d’Ecobank ces trois dernières années pour stabiliser l’entreprise et la placer dans une position favorisant sa réussite à long terme, et je leur en suis très reconnaissant », a expliqué M. Ayeyemi.

Le directeur général Ade Ayeyemi du groupe bancaire panafricain Ecobank Translational Incorporated s’est montré particulièrement satisfait des performances comptables de son entreprise. « Notre performance financière en 2018 a été remarquable à bien des égards et reflète les progrès significatifs et appréciables que nous avons réalisés au regard des priorités que nous avons définies dans notre stratégie Feuille de route pour le leadership », a-t-il fait savoir.

Mais derrière ce discours positif, se cachent un certain nombre de points d’inquiétudes. Pour la deuxième année consécutive, les actionnaires du groupe ne devraient pas recevoir de dividende, malgré une amélioration de la marge nette. On note aussi, que sur les 5 dernières années (depuis 2014) le cumul de dividende touché par les actionnaires est de seulement 20 centimes $ par action.

Aussi on note comme une baisse continuelle des performances à l’exploitation. De 2,2 milliards $ en 2014, le chiffre d’affaire du groupe a continuellement baissé et était de seulement 1,8 milliard $ à la fin 2018. Ce nouveau repli a toutefois été le plus faible depuis 2014.

Le groupe Ecobank est aussi satisfait d’une amélioration de son ratio de rendement moyen sur les fonds propres qui a atteint le niveau record de 17,5% depuis 2014. Mais l’amélioration de ce ratio va de paire avec une dégradation des fonds propres des actionnaires. A la fin 2018, ils étaient de seulement 1,8 milliard $, en baisse comparé à celui de 2017.

Cette baisse des avoirs des actionnaires dans le bilan d’Ecobank n’a pas été directement expliquée, mais il n’est pas exclu, que cela soit en rapport, avec l’adoption d’une nouvelle manière de convertir les revenus de l’activités au Nigéria. Jusque là, le groupe panafricain utilisait le taux de change de la banque centrale, et depuis décembre 2018, il a recours au taux du marché des devises qui lui, est bien plus élevé.

Ainsi, les pertes de change concédées par le groupe Ecobank ont atteint l’équivalent de 295,3 millions $ et la perte de valeur sur les actifs financiers a été de 76 millions $. En 2017, ces deux indicateurs affichaient respectivement un chiffre positif de 101,7 millions $ et de 43,9 millions $.

Enfin, on a noté que le groupe a déclaré une forte augmentation de son passif éventuel, dans le cadre des flux d’activités classés dans la catégorie des hors bilan. Ainsi, les engagements donnés dans ce cadre ont atteint 5,5 milliards $, contre 3,9 milliards $ en 2017.

Cogetra
Source
Agence Ecofin
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