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Améliorer la performance dans la gestion des finances publiques

Vendredi dernier, a pris fin à Lomé, la revue des reformes sur la gestion des finances publiques, année 2016.  Organisée par le ministère de l’économie des finances, et de la planification du développement, en partenariat avec l’Union Européenne, cette revue de deux jours, aura permis d’évaluer les performances des réformes de gestion des finances publiques, sur l’économie à fin 2016, d’identifier les forces et faiblesses, et de proposer de nouvelles réformes.

Evaluer la performance des réformes engagées, dans la gestion des finances publiques, à fin 2016, c’est l’objectif du ministère de l’économie et des finances, en ouvrant la semaine dernière, atelier-évaluation sur les réformes déjà engagées. En effet, en 2006, un cadre de mise en œuvre des réformes de gestion des finances publiques, avait été instauré, dans le but d’améliorer la gestion et la gouvernance des finances publiques. Dix ans après, il était nécessaire d’évaluer le chemin parcouru, dans la réalisation des projets et programmes de développement, engagés en faveur des populations. Une évaluation, axée sur une méthodologie dénommée : « la méthodologie sur la valeur acquise », qui permet d’avoir une idée précise, des objectifs atteints, des défis à relever, et des réformes à proposer.

Bilan des réformes engagées:

Selon le ministère de l’économie et des finances, les réformes engagées, ont permis au Togo, d’atteindre un taux de performance de 15%, dans la réalisation des projets et programmes de développement, contre une non performance de 23%, tandis que les activités non évaluées, et dont les dépenses n’ont pas été exécutées, représentent 62%. Un bilan peu satisfaisant malgré les efforts, d’où la nécessite d’un nouvel engagement, pour relever les défis. Pour Mongo Ahrarh-Kpessou, Secrétaire principal au ministère de l’économie, il faudra bien avant, que les acteurs arrivent à bien évaluer les réformes, et à bien évaluer les coûts, pour permettre aux différents programmes et projets, d’avoir des répercussions sur les populations. En ce sens, « chaque acteur devrait être formé, sur les nouvelles méthodologies d’évaluation, et chaque ministère, devrait dorénavant, se doter d’une cellule de planification, pour qu’à la fin, on puisse mieux évaluer les résultats en fonction des objectifs fixés ».

Défis à relever

Selon les acteurs, si l’on estime à 15%, la performance des projets et programmes réalisés, contre un taux de non-performance de 23%, les difficultés sont entre autres, liées aux faibles planifications des réformes, à la faible estimation des coûts des réformes, et aux difficultés rencontrées dans le suivi-évaluation des projets. Mais néanmoins, les indicateurs relèvent des progrès, entre autres, l’augmentation du budget de l’Etat, et le niveau de la masse salariale qui s’est multiplié par trois, dans l’intervalle de 10 ans. Pour le Secrétaire Permanent du ministère de l’économie et des finances, en 2006, le niveau des recettes fiscales ne dépassait pas 200 milliards FCFA, mais dans l’intervalle de 10 ans, notamment à fin 2016, le Togo est passé au-delà, de 1000 milliards FCFA. Au niveau de la masse salariale, le Togo est passé de moins de 50 milliards FCFA en 2006, pour passer au-delà de 180 milliards FCFA, fin 2016. Un léger mieux certes, mais qui nécessite plus d’engagement, puisque le pays est également confronté à une dette publique, dépassant de loin, le plafond des 70% fixé dans l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Mais, pour les acteurs, s’il est vrai que les dépenses engagées dans les infrastructures, et dans l’importation des équipements, ont porté le taux d’endettement public du Togo, au-delà de 75% en 2015, et pourrait atteindre à l’horizon 2018, le pic de 80% selon le FMI, si rien n’est fait, « les réformes engagées, avec l’appui des partenaires au développement, devraient permettre, de ramener la situation à la normale ». Au nombre de celles-ci, engager entre les acteurs, des débats autour de l’orientation budgétaire, mettre en œuvre de nouvelles réformes relatives aux marchés publics, restructurer la Cours des comptes, de manière à mieux contrôler les actions du pouvoir public, et à promouvoir une véritable décentralisation financière.

Cogetra
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