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Etats Unis – Afrique : Réduction ou non des troupes américaines en Afrique : le Secrétaire d’Etat promet une démarche collective

Après trois ans d’administration Trump, M. Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Après le Sénégal où il est arrivé samedi après-midi, il partait dimanche pour l’Angola, avant l’Ethiopie jusqu’à mercredi, d’où il se rendra en Arabie saoudite.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a assuré dimanche 16 février à Dakar que les Etats-Unis veilleraient à faire « ce qu’il faut » en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique, notamment au Sahel confronté aux violences djihadistes.

  1. Pompeo entame sa première visite en Afrique subsaharienne dans les fonctions de secrétaire d’Etat au moment où les Etats-Unis veulent réduire les opérations antidjihadistes dans le monde pour concentrer leurs forces sur ce qu’ils considèrent comme les menaces russe et chinoise pour leur suprématie militaire. L’Afrique, où l’armée américaine est présente avec quelque 6 000 soldats, notamment au Sahel, en Somalie et à Djibouti, est considérée comme pouvant être la première concernée par la redistribution des forces.

L’Afrique « a besoin des Etats-Unis d’Amérique », a-t-il précisé. « Nous ferons ce qu’il faut, nous ferons ce qu’il faut collectivement, j’en suis convaincu », a répondu M. Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des Etats-Unis.

Quand l’examen du niveau des forces en cours au Pentagone sera achevé, « nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais [avec] tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde », a-t-il dit. Le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le remplacement d’une unité de combat par des instructeurs.

  1. Pompeo est arrivé en Afrique quelques jours après le durcissement par le président Donald Trump des conditions d’entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de quatre pays africains (dont aucun sur l’itinéraire de M. Pompeo). En 2018, le président Donald Trump avait qualifié de « pays de merde » les Etats africains envoyant des immigrés aux Etats-Unis.

Le département d’Etat a souligné, avant la visite de M. Pompeo, que les trois pays africains visités étaient des « contributeurs majeurs à la stabilité régionale », à commencer par le Sénégal, qui fournit environ 1 500 hommes à la Mission de l’ONU au Mali.

Cependant, c’est surtout l’engagement économique que Washington comptait mettre en avant, y compris pour contrer la poussée chinoise sur un continent aux forts taux de croissance. Les trois pays sont « particulièrement remarquables » en termes d’opportunités, selon le département d’Etat.

Cogetra
Source
AFP
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