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Economie togolaise : 5,3% de croissance attendue en 2020

Selon les perspectives économiques de la BAD (Banque Africaine de Développement), le Togo devrait connaitre une croissance de 5,3% en 2020. Une croissance qui selon les estimations de l’institution, sera portée par le secteur de l’agriculture. Mais, malgré les quelques bons chiffres, les défis demeurent.

 L’économie togolaise devrait connaître une légère embellie cette année. Selon la BAD, la croissance économique du pays devrait atteindre les 5,3% en 2020, et 5,5% un an plus tard. Une évolution qui s’explique par les performances du pays, surtout dans le domaine agricole. En effet, l’agriculture demeure le moteur de l’économie togolaise, avec la production cotonnière, et bien d’autres. Pour atteindre ce niveau, le pays s’est depuis investi dans l’élaboration de plusieurs projets et programmes, afin de redynamiser le secteur. L’un d’entre eux, le PNIASA (Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire) dont le but est de réduire la pauvreté, tout en préservant l’environnement.

L’agriculture togolaise

Secteur porteur d’emplois, l’agriculture togolaise bénéficie depuis quelques années, de nombreux investissements, tant de la part de l’Etat, que des différents partenaires au développement. Ce qui a permis à ce secteur, de faire des prouesses ces cinq dernières années, remontant ainsi dans sa contribution au PIB (Produit Intérieur Brut).

Déjà en 2017, la croissance était à 4,4%, comparée à l’année 2016 où elle atteignait les 5 ,1%. Depuis elle s’est affermie autour de 5%. Des efforts et une progression qui rassurent les différentes institutions partenaires, qui accompagnent le pays sur la voie de la croissance.

Le climat des affaires

Pour attirer les investissements étrangers, pour financer son développement économique, le Togo s’investit depuis quelques années, dans l’amélioration du climat des affaires : Réductions des impôts sur les sociétés, facilitation dans les procédures de création d’entreprises, modernisation de l’administration et de la justice, etc…

Des initiatives et réformes qui ont permis au pays, d’être classé parmi les pays les  plus réformateurs du continent. Mais, malgré ces efforts, on est encore loin du compte.

Selon plusieurs analystes, la croissance économique du Togo reste encore fragile, en raison du poids de la dette publique, de sa trop grande exposition à nombre de chocs exogènes et endogènes.

Des dettes qui ont atteint les 70 ,7% du PIB en février 2018, selon le rapport économique, financier et social du ministère de l’économie et des finances. Une baisse de 10%, par rapport à 2016 où le taux d’endettement était de 80% , plongeant ainsi le pays dans une situation de surendettement, qui l’amènera à négocier avec le FMI, afin de pour soutenir ses finances, par des prêts concessionnels et des ajustements.

Autre problème, la corruption, un mal qui gangrène le pays, depuis déjà des années. Ainsi, pour y faire face, en Juillet 2015, une loi fût votée par le parlement national, pour instituer une Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les  Infractions assimilées(HAPLCIA).

Les défis de l’économie Togolaise

Ces défis sont nombreux, et des efforts doivent être faits, non seulement pour renforcer le tissu économique du pays, mais également pour l’inscrire dans une dynamique nouvelle et moderne.

A savoir, l’éducation et la santé des populations, la réduction de la dette publique, pour la rendre supportable, la diversification de l’économie, pour la rendre moins dépendante du secteur primaire et de l’extérieur, l’industrialisation du pays, la promotion de plusieurs autres secteurs jusque là, laissés embryonnaires, la réduction de la pauvreté, et un encrage résolu dans la bonne gouvernance et l’Etat de droit.

Cogetra
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