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Ecobank : Quand la nouvelle règlementation de la Zone Cemac sur les taux de change impacte négativement sur les revenus de frais et commissions de la banque

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a déclaré avoir généré des revenus de frais et commissions de 204 millions $ pour les 9 premiers mois de l’année 2019, sur ses marchés de la zone CESA (Afrique centrale, de l’Est et australe), dominés largement par la CEMAC. Ils sont en hausse de 13% par rapport à ceux de la même période en 2018 et en hausse de 85%, si on avait conservé le même taux de change sur ses différents marchés.

La holding bancaire présente dans près de 33 pays africains, indique toutefois que ce revenu aurait pu être meilleur, n’eût été l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation de change en zone CEMAC, où il est présent dans 5 des pays membres. « Ce nouveau règlement oblige toutes les banques à transférer à la BEAC, les produits en devises qu’elles perçoivent des activités d’exportation de leurs clients. Il faut maintenant que les banques sollicitent auprès de la Banque centrale, des devises pour répondre aux besoins de leurs clients, ce qui a réduit le niveau d’activité », ont fait savoir ses responsables dans une note aux investisseurs.

L’application de la nouvelle règlementation de change adoptée en 2018 par les chefs d’Etats de la CEMAC n’a pas été sans difficulté, reconnait la BEAC. Un des responsables de l’institution, intervenant dans le cadre de la rencontre du Club Afrique développement organisé par la filiale au Cameroun du groupe Attijariwafa Bank, a admis que le début de mise en œuvre de la nouvelle règlementation a été laborieux au sein de l’institution. Il a cependant indiqué que les choses s’étaient nettement améliorées.

L’information donnée par Ecobank témoigne de la difficile application de la nouvelle règlementation en matière de change en zone CEMAC. Rappelons que face à une forte dégradation des réserves de change de cette sous-région en 2016, les chefs d’Etats ont préféré un ajustement macroéconomique, à celui de la monnaie. Mais les plans de réformes économiques connaissent une mise en œuvre laborieuse.

De nombreuses banques opérant dans la sous-région ont dû s’ajuster. Malgré les adaptations des différents acteurs, de nombreux points d’amélioration doivent encore s’opérer.

Les opérations entre les banques commerciales et la Banque centrale continuent de se dérouler au-delà de 48 heures, lorsque toutes les parties prenantes ont correctement joué leur rôle respectif. Ce délai peut être allongé si un maillon de la chaîne faiblit.

Cogetra
Source
Agence Ecofin
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