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Bourse : Les bourses plus que jamais le baromètre de l’économie mondiale face au coronavirus(BRVM)

Sur le plan mondial, les Bourses ont une fois encore prouvé qu’elles constituent les meilleurs reflets de l’évolution des économies.

Rappelons que le cours boursier d’une entreprise est la valeur la plus juste qui résulte de l’offre et de la demande et qui traduit le mieux les anticipations des investisseurs sur la santé financière de la société concernée en prenant en compte les données macroéconomiques (croissance du PIB, taux d’inflation, taux de change, etc.) ainsi que celles de l’entreprise elle-même (chiffre d’affaires, bénéfice, dividendes, perspectives financières, etc.).

Les indices boursiers sur lesquels les attentions sont tant focalisées ces derniers jours en pleine pandémie de Coronavirus (COVID-19), constituent la meilleure synthèse de la santé de l’économie d’un pays ; car il est à noter qu’ils sont généralement constitués d’un échantillon d’entreprises qui proviennent de divers secteurs d’activités économiques et qui sont suffisamment représentatives de l’ensemble de l’économie. Ainsi, en regardant le comportement de l’indice, l’on peut en déduire le sens dans lequel l’économie s’oriente.

C’est pour ces différentes raisons que les Bourses, à travers les cours et les indices, sont scrutées à la loupe ces derniers temps car elles donnent les meilleures anticipations sur l’évolution de l’économie mondiale face au COVID-19 (…).

En Afrique

la dépendance des économies aux exportations de matières premières, notamment vers la Chine, les rendent particulièrement vulnérables à une probable contraction de l’économie chinoise. En effet, depuis plus de deux décennies, les liens commerciaux entre l’Afrique et la Chine ne cesse de croitre. En 1996, la Chine était la première source d’importations pour un seul pays africain : la Gambie. Près de 20 ans plus tard, ce sont désormais 24 pays africains pour qui le géant asiatique représente le premier fournisseur de marchandises au monde. Par ailleurs, selon le ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales le volume des échanges de produits agricoles entre la Chine et l’Afrique a été multiplié par dix entre 2000 et 2018. Le volume des échanges commerciaux est passé de 650 millions de dollars en 2000 à 6,92 milliards en 2018, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 14 % (…).

Au niveau de l’UEMOA

l’épidémie du Coronavirus pourrait impacter la croissance de l’Union en liaison avec la baisse des exportations et des importations.

En effet, selon la BCEAO (7), les exportations de biens de l’Union en 2018 ont été destinées à 43,7 % à l’Europe, dont 25 % pour l’Union Européenne et 18,7 % pour les autres pays dudit continent. La Suisse, les Pays-Bas et la France demeurant les principaux clients de l’UEMOA, en accueillant respectivement 17,5 %, 6,5 % et 5,8 % des exportations au cours de la période sous revue. Ainsi, la mise en quarantaine de certaines régions d’Europe devrait entrainer une baisse de la demande émanant de ces zones, d’où éventuellement, un impact négatif sur les exportations des Etats membres de l’UEMOA (…).

La situation est à suivre au cours des prochains jours, mais d’ores et déjà, les mesures prises par les différentes Autorités publiques (confinement, restriction des voyages, fermeture des établissements scolaires et universitaires, etc.) ont redonné un peu de couleur aux Bourses.

Cogetra
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