CEDEAO

Bénin : L’appel au secours de l’ex-Président Boni Yayi aux chefs d’État de la Cédéao

Depuis les événements des 1er et 2 mai, l’ex-chef d’État béninois, Thomas Boni Yayi, ne serait pas sorti de chez lui, selon ses proches. Ce week-end, dans un message adressé à ses anciens pairs de la Cedeao, Thomas Boni Yayi lance un appel au secours pour sa sécurité et leur demande de ne pas abandonner le Bénin.

Samedi, il a reçu la visite des leaders de l’opposition. Il a par ailleurs écrit à plusieurs chefs d’État de la sous-région, notamment au Sénégalais Macky Sall et au Nigérian Muhammadu Buhari, président en exercice de la Cédéao.

Le courrier commence par un rappel historique du processus électoral, de « l’exclusion des partis d’opposition jusqu’aux événements des 1er et 2 mai, en passant par le vote et l’abstention record ». Alors qu’on n’a toujours pas de bilan côté pouvoir, Thomas Boni Yayi maintient le chiffre de neuf morts et indique que « son domicile est constamment encerclé avec une circulation continue de chars dans le quartier ».

Dans un appel au secours, il écrit ceci au président en exercice de la Cédéao : « J’en appelle à votre leadership pour que des dispositions soient prises en urgence pour assurer ma sécurité, celle de ma famille et des opposants ». Avant les formules de gratitude et de politesse, l’auteur lance un second SOS : « Ne laissez pas tomber le Bénin, membre actif de la Cédéao ».

Jeudi, le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, comme s’il anticipait, disait au corps diplomatique que son pays n’était pas en crise. Ce vendredi matin, l’avenue de Cadjéhoun n’est plus fermée à la circulation. Quant aux soldats déployés, ils sont toujours visibles dans le secteur et seront remplacés par la police d’ici à la fin de la journée.

C’est dans ce quartier qu’ont eu lieu des affrontements entre manifestants de l’opposition et les forces de l’ordre, causant au moins deux morts. C’est aussi là que réside l’ancien président Thomas Boni Yayi.

Depuis, les forces de l’ordre quadrillent la zone et empêchent le passage de véhicules. La quiétude est de retour, mais les riverains font malgré tout preuve de prudence.

Sur près de 300 mètres, la grande avenue qui traverse le quartier Cadjéhoun est barrée par les véhicules des forces de l’ordre. Aucun véhicule motorisé n’y est autorisé, seuls les piétons peuvent emprunter la rue.

Cogetra
Source
RFI Afrique
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