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Aide publique au développement, mieux vaut compter désormais sur d’autres ressources.

Ces dernières années, le Togo assiste impuissant, à la baisse de l’aide publique au développement(APD) ; une source de financement essentielle au développement du pays, surtout dans le domaine des infrastructures publiques, communautaires, sensées améliorer les conditions de vie des populations. Une situation inquiétante, d’où la nécessité pour le Togo, de se prendre en charge, de rechercher de nouvelles ressources, et de poursuivre son développement.

Destinée à accélérer le développement économique des pays sous-développés, et surtout, à améliorer les conditions de vie des populations, l’aide publique au développement, à destination des Etats africains, dont le Togo, ces dernières années, a beaucoup reculé. Une situation, d’autant alarmante, pour un pays, aux ressources limitées, et confronté aujourd’hui, aux effets d’une dette publique, de plus en plus lourds à porter. Un endettement qui dépasse de loin, le plafond des 70% fixé dans l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Ainsi, le Togo qui a vu sa dette publique, passer de 48,6% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2011, à plus de 75% en 2015, doit aussi faire face à une régression de l’APD, depuis près de trois ans. En effet, après une augmentation de plus de 79% entre 2008 et 2012, l’APD est passée d’environ 267 milliards FCFA, à 232 milliards en 2013. Selon, le rapport PEFA 2016 (Public Expenditure and Financial Accountability), «  de 2014 à 2015, l’on note au Togo, une baisse relative de l’aide extérieure au développement ». Pour Kardiatha Lo N’Diaye, la Représentante-résidente du PNUD au Togo, ce mécanisme de l’APD, qui est destiné à aider les pays dans leur développement, est malheureusement, devenu aujourd’hui, un instrument qui présente des limites. Un handicap majeur, surtout pour les pays en développement, qui devront désormais, tabler sur d’autres ressources. Et parmi elles, la contribution de la diaspora à l’économie des pays africains, qui selon les estimations, dépasserait de loin aujourd’hui, l’Aide publique au développement, accordée aux pays subsahariens. D’où la nécessité, de mieux canaliser, de mieux gérer ces ressources, qui constituent à n’en point douter, des alternatives, des « relais de croissance ».

 Contribution de la diaspora : un atout pour le Togo

L’on estime à près de deux millions, le nombre de togolais aujourd’hui expatriés, dont environs 70% vivant en Afrique, et 30% en Europe et en Amérique. Selon un économiste de la BAD (Banque africaine de Développement), en 2014, les transferts de fonds de la diaspora togolaise, s’élevaient à 182 milliards de FCFA, soit plus de cinq fois, les flux nets des (IDE) investissements étrangers, et un peu moins de la moitié des recettes fiscales, durant la même période. Des fonds, en augmentation, qui pourraient représenter aujourd’hui, environ 10% du PIB (Produit Intérieur Brut) togolais.

Le partenariat public-privé : un moyen pour relever le défi

Pour trouver des ressources complémentaires, et pallier à la baisse du portefeuille de l’APD, le Togo entend favoriser les partenariats public-privé (PPP). Des partenariats qui reposent sur des stratégies grâce auxquelles, le Togo pourra compter sur l’appui des sociétés privées, ou investisseurs privés, pour la réalisation de ses projets pour l’atteinte d’objectifs, que seul, il ne pourrait atteindre. En effet, si le secteur privé occupe une place de choix dans l’économie nationale, avec des investissements représentant le tiers des investissements globaux, il est également confronté à des difficultés. Les plus décriées sont les contraintes fiscales, devenues ces dernières années, trop fortes, et de plus en plus lourdes à porter par les entreprises. De quoi rectifier le tir, et promouvoir de véritables partenariats, axés sur le développement et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Cogetra
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